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03 septembre 2008

Le choix entre le Coup d'Etat militaire et une démocratie esclavagiste et raciste

Le 06 août 2008, le général Mohamed Ould Abdel Aziz a pris le pouvoir en Mauritanie par la force. Il détrônait ainsi celui qui venait de le limoger de son poste de chef de la sécurité présidentielle. Face à cette situation, il convient d'attirer l'attention sur un fait nouveau en Mauritanie : Il s'agit de l'entrée dans la scène politique des Maures hassan (Guerriers arabes), lesquels se sont toujours crus dépositaires légitimes du pouvoir politique et militaire en Mauritanie.

Avant la pénétration coloniale, les Hassan étaient les maîtres incontestés de l'espace mauritanien. La France avait mis fin à leur suprématie : En effet, celle-ci a vaincu l'émirat du Trarza en 1902 et en 1909, celui de l'Adrar, le dernier à résister. Les Hassan, hier et aujourd'hui, se croient toujours supérieurs aux Zwaya (Marabouts d'origine berbère) qu'ils considèrent comme leurs sujets, aux Noirs, chez lesquels ils puisent leurs esclaves, et aux Haratine, qui sont leurs serviteurs.

De 1960 à 2005, le pouvoir a toujours été entre les mains des Zwaya. En 2003, les officiers de la tribu Oulad Näcir (Hassan) ont mené un coup d'état militaire qui a fortement affaibli l'ancien régime de Ould Taya. Ce dernier fut sauvé de justesse.

Qui étaient ses sauveurs ? C'étaient le colonel ould Abdel Aziz (général depuis) et le colonel Ely ould Mohamed Vall, deux cousins, issus de la tribu Oulad Bisbäa (Hassan).

Ce sauvetage militaire et politique a montré aux sauveurs la fragilité de Ould Taya, issu de la tribu Smassid (Zwaya). Une interprétation, fondée sur la tradition maure, inciterait à penser que ce sont deux Hassan (Guerriers ) qui ont sauvé un Zawi (Marabout d'origine berbère). L'ordre social maure fait que ce sont les Hassan qui doivent protéger les Zwaya. Depuis, au moins le XIVe siècle, les Hassan ont imposé leur suprématie militaire sur les Berbères et les Noirs dans l'ensemble territorial mauritanien. Les rapports de force issus de cette domination ont donné le monopole du domaine militaire et politique aux Hassan. Quand les armes s'expriment, les Zwaya (marabouts d'origine berbère) disparaissent et apparaissent alors les Hassan avec leur bravoure et orgueil. En 1975, lors de la guerre Sahara Occidental, les Guerriers, les Négro-mauritaniens et les Haratine sont allés au front. Les militaires berbères ont trouvé de multiples alibis pour ne pas combattre. La bravoure et l'orgueil sont les moteurs du Hassani (Guerrier). Tout ce que fait un Hassani, un autre le fera. Les Hassan rivalisent de bravoure et d'orgueil. Ils appartiennent à l'aristocratie et sont habités par un esprit aigu de rivalité. La Mauritanie vit aujourd'hui une phase de son histoire où les Hassan sont en train de reconquérir le pouvoir. La tentative de prise du pouvoir en 2003 a conduit au coup d'Etat de 2005 dont les principaux acteurs sont Mohamed Ould Abdel Aziz et Ely Ould Mohamed Vall (Hassan ). Ely Ould Mohamed Vall a dirigé le CMJD (Comité Militaire pour la Justice et la Démocratie ) et a assuré la transition 2005/2007. Il a occupé le fauteuil présidentiel. Dans la logique de rivalité qui caractérise les Hassan, Mohamed Ould Abdel Aziz, son cousin, devrait l'occuper à son tour, d'autant plus qu'il est le véritable auteur du coup d'Etat de 2005. Si cette ère Hassan parvenait à s'installer, cela conduirait à une rotation au pouvoir politique de toutes les tribus Hassan (Oulad Bisbäa, Oulad Näcir, Oulad Daoud, Oulad M'bareck, Oulad Demane, Oulad Ahmed Mëndemane, Oulad Ghaylane,…)

Car aucune tribu hassan n'accepterait, passivement, la domination de ses rivaux. Le fait que les officiers et notamment Ould Abdel Aziz aient soutenu Sidi ould Cheikh Abdallahi n'était pas un hasard.

Celui-ci est le Mari de Khattou mint El Boukhari, cousine de Ould Abdel Aziz et Ould Mohamed Vall. Ces derniers croyaient le tenir pour deux raisons : ils l'ont aidé à accéder au pouvoir et pensé que son épouse, leur cousine, les aiderait à le manœuvrer. La suite est connue. Le retour des Hassan au pouvoir, dans le cadre d'une logique féodale, fait courir à la Mauritanie des risques d'instabilité, du règne de la force, de l'extorsion, de la perpétuation de l'esclavage, du racisme, etc. Mohamed Ould Bouamatou, homme d'affaires influent, Hassan des Oulad Bisbäa et cousin de Ould Abdel Aziz et de Ould Mohamed Vall, a traité Saghïr Ould M'Bareck, ancien Premier ministre sous l'ère de Ould Taya, d'esclave et de sanglier (Ärr). Ely Ould Mohamed Vall a nié l'existence de l'esclavage en Mauritanie, dans un discours à Rosso. Ould Abdoul Aziz avait déclaré, suite au coup d'Etat de 2005, que tous ceux qui évoquent l'esclavage et le racisme veulent saboter la transition alors que ces deux fléaux continuaient à sévir dans le pays.

Une analyse de la situation politique en Mauritanie qui ne tiendrait pas compte des enjeux tribaux et ethniques ne pourrait être que faussée. Les rivalités et solidarités tribales, les rivalités ethniques (Arabes/Berbères, Maures/Négro- mauritaniens, etc.) sont des éléments opérationnels sur le champ politique mauritanien. Par rapport à l'esclavage, le bilan de Sidi ould Cheikh Abdalahi est très mince. La Loi n° 2007 – 048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l'esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes est très insuffisante, dans sa prise en compte de tous les aspects de l'esclavage en Mauritanie. Elle n'a pas été suivie par des décrets d'application, ce qui limite son efficacité. Les nouveaux affranchis ne sont pas pris en charge par des structures étatiques pour ce qui est de leur alimentation, logement, soins, … Ceux qui se libèrent par le biais des associations humanitaires, et ce, sans l'aide de l'Etat, peuvent facilement retomber dans l'esclavage. A cette absence de prise en charge, vient s'ajouter la complicité de l'administration mauritanienne avec les esclavagistes maures. Les fonctionnaires qui appliquent la loi sont démis de leur fonction. C'est le cas dans « la destitution de l'ancien wali du Brakna, Sidi Maouloud Ould Brahim, qui a coopéré avec la mission de la CNDH qui a libéré la petite esclave Messouda Mint Hova des griffes de ses maîtres à Boghé en est une preuve évidente » (Interview n°27, in www.haratine. com ).

Au cours d'une année entière 2007/2008, 43 esclaves ont été libérés par les ONG, à savoir SOS-Esclaves, AFCF et la CNDH. A raison de 43 esclaves libérés par an, en cent ans, il y aura 4 300 esclaves libérés. A ce rythme, l'esclavage se pérennise. C'est pourquoi la démocratie en Mauritanie est une démocratie raciste et esclavagiste. Les Haratine sont doublement victimes. Victimes en tant que Noirs du racisme d'Etat et du racisme des populations maures. Victimes aussi de leur statut d'esclave qui les met au service des Maures. Que faire ?« De deux maux, il faut choisir le moindre » (Socrate ). Sous l'ère de Sidi Ould Cheikh Abdalahi, la démocratie n'était pas effective en Mauritanie parce qu'elle excluait plus de 50% de la population, c'est à dire la quasi totalité des Haratine, des Castés des deux communautés maure et négro-mauritanienne. Elle était et reste au bénéfice des Féodaux et leurs acolytes maures, noirs et haratine. Cette brèche démocratique aurait, cependant, pu permettre aux acteurs des droits de l'Homme d'agir en vue de changements positifs. L'espoir est que le processus de construction de la démocratie aide à la Libération, l'Emancipation, l'Egalité, la Liberté pour toutes les victimes de l'exclusion. C'est la seule raison pour laquelle A.H.M.E. soutient le respect de la Constitution de 2007 et les institutions qu'elle a prévues. La lutte pour l'émancipation des esclaves est parsemée d'embûches parce que les victimes de l'esclavage ne sont pas aidées. Les partis politiques, à deux ou trois exceptions, ne s'intéressent guère à la question de l'esclavage. La plupart des ONG négro-mauritaniennes refusent d'épauler la lutte haratine. Elles estiment que les militants des droits de l'Homme haratine dénoncent plus l'esclavage négro-mauritanien que l'esclavage maure. Les ONG maures, exception faite de l'AFCF, adressent le même reproche aux Haratine. Elles se plaignent du fait que l'esclavage maure est plus mis en avant et dénoncé que l'esclavage négro-mauritanien. Ces deux attitudes relèvent d'une mauvaise foi. Les Maures tiennent à préserver leur domination et ne s'intéressent qu'à l'arabité, la question palestinienne, etc. Les Négro-mauritaniens sont plus préoccupés par la question des réfugiés, de leur identité, de leurs terres, etc. Dans ces conditions, les Haratine et les Castés doivent faire face à leur responsabilité et lutter pour leur libération.

Mohamed Yahya Ould CIRE
Président de l'association des haratine de Mauritanie en Europe
A.H.M. E
www.haratine. com

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30 janvier 2008

La Liste Noire de l'Histoire 1er PARTIE

Voilà pour les mauritaniens tous ceux qui ont participé à la destruction de la Mauritanie. Tous ceux qui doivent indemniser mauritaniens pour les tords commis dans l’exercice de leurs fonctions honteuses. Une nouvelle liste est entrain d’être établie car depuis de nouvelles têtes de turcs ont fait leur entrée dans le palmarès. Cherchez bien dans ce chaos le responsable de vos malheurs. De l’architecture de la spoliation aux espaces de violenceLe 12 décembre 1984, le Colonel Ould Taya renverse son prédécesseur le Colonel Ould Haidalla ,invité alors, non sans insistance, par le Président François Mitterrand, au sommet franco-africain deBujumbura, capitale du Burundi. Le putsch réussit, sans effusion de sang, grâce à la “ bienveillance ”des Services français. Depuis, le nouveau pouvoir s’identifie à la très minoritaire tribu du Chef del’Etat, les Smassid* .Exception retenue des deux premières années (1985-1986), l’ère Taya se distingue par une dégradationirrépressible du sens civique, des finances, de l’enseignement et de la santé. Au chapitre des libertés et malgré un récent replâtrage institutionnel (1992), la fraude, lors des scrutins, s’impose en règle quasimécanique. Pire, le bilan se solde par des centaines d’exécutions extra judiciaires, des déportationsmassives et de nombreux assassinats d’opposants durant leur détention.En ce début de 1999, le procès de déclin moral et physique de la Mauritanie entre dans sa phaseinteractive : les espaces classiques de la cohésion nationale - administration, armée, justice -s’atomisent sous l’effet d’une dynamique de privatisation d’ autant moins rémissible que le népotisme,au sommet, la rend exemplaire. Cette situa tion, définitivement inadéquate aux réformes, caractérise lesfuites en avant qui préparent la discorde armée. Les conditions objectives de celle-ci se présententdésormais avec une visibilité et une concentration telles que l’alternance du personnel politique nesuffirait à rétablir, par elle-même, le substrat d’une communauté de destin.Cependant, la profonde corruption de l’élite et la dénaturation conséquente des rapports sociauxn’auraient atteint le paroxysme actuel sans l’intervention d’une causalité dominante : la prébende desfinancements extérieurs ; par cette prime à l’échec - récompense toujours revalorisée à mesure ques’accentue la paupérisation et s’intensifie la pression des prédateurs sur le bien collectif - le système sestructure, se rode, et se conforme au partage du butin. A travers l’aide et l’endettement, l’économiegénérale de la cité vit d’une ressource exogène dont la finalité pervertie devient l’entretien, au sensalimentaire et primitif, d’une voyoucratie en circuit fermé.Les principaux bailleurs de fonds - France1 Union européenne, Banque mondiale - ne sauraient, àl’épreuve, se soustraire au verdict des faits : leur responsabilité directe est dorénavant en cause dans lamarche forcée de la République Islamique de Mauritanie vers le démembrement. Leurs erreurs,aujourd’hui irréparables, puisent un alibi dans la quincaillerie de l’apolitisme intéressé que cultive ladoctrine de la coopération multilatérale : l’investisseur ignore les pesanteurs anthropologiques du payshôte, considère la corruption comme une composante du patrimoine exotique, se retranche derrière lafaçade de légalité et évite, surtout, d’affronter le questionnement de fond :à qui profite, sur place, lamise en oeuvre des projets ? Pourquoi le cercle restreint des bénéficiaires ne s’élargit jamais? Parquelle coïncidence, le capital privé national, ainsi érigé, ne déborde l’entourage du Chef de l’Etat ? Envertu de quel paradoxe, l’afflux des millions en devises (dons, quasi dons, subventions, crédits)n’endigue, dans un pays aussi peu peuplé (2,5 M d’habitants), la dévaluation de la monnaie etl’extension de la misère ?? En introduction au sujet, le lecteur consultera, avec profit, l’article de Mr J.P. Tuquoi : “ la Mauritanie minéepar l’affairisme et le retour du tribalisme ”, in Le Monde du 2 septembre 1998.3Et, lorsqu’en toute évidence, ces interrogations paraissent incontournables, les chancelleries des Etatset organismes contributeurs découvrent, avec effroi, à quel point les 20 milliards FF d’aide audéveloppement, reçus par la Mauritanie depuis une quinzaine d’années, furent mis au serviced’une stratégie d’accumulation, d’abord discriminatoire même si elle marginalise aujourd’hui unemajorité indistincte de la population : les Négro-africains, les Haratines2 puis la plupart des Mauresblancs demeurent à l’écart de la dévolution autoritaire des richesses ; suivant un dessein, altruiste àl’origine, les “ amis ” de la Mauritanie s’improvisent déjà belligérants d’une guerre civile en puissance.Après divers avertissements, aussi publics qu’officieux, le présent texte, sur la foi d’indicationsprécises, tend à conjurer le silence où s’auto absout l’indifférence cynique des complices : ceci estl’entrée en matière d’un acte d’accusation global qui ne sacrifiera ni aux complaisances diplomatiquesencore moins à la raison d’Etat. Réquisitoire ouvert, il s’enrichira de compléments de preuve ettraquera tous les concussionnaires, jusque dans le prétoire, au jour du jugement.La tribu des Smassid ne servira pas de bouc émissaire aux turpitudes du système d’alliances plus largesur lequel elle s’appuie. Que nul ne se leurre, chacun, le moment venu, endossera sa part d’infamie.L’impunité a ses limites ; depuis longtemps elles sont outrepassées.Quant, à ce stade de graviter, la faillite atteinte au coeur de l’édifice social, prétendre reconstruire sansassainir relèverait, soit de l’infantilisme, sinon d’une suicidaire ingénuité.I - LE VERROUILLAGE DE L’APPAREIL MILITAIRE ET DE SECURITE1) SERVICES OFFICIELS DE SECURITE? DEDDAHI OULD ABDALLAHI3 commissaire, Directeur de la sûreté de l’Etat (DSE, police politique).? MOHAMED OULD EL HADI colonel, Directeur du Bureau d’études et de documentation (BED , espionnageet contre-espionnage).? ABDAT OULD SENNY commissaire, Directeur du personnel de la police, chargé de filtrer lesrecrutements dans ce corps.2) RESEAUX PRIVES PARALLELESSans existence visible et opérant en dehors des structures conventionnelles, ces services occultes sontcependant financés par l’argent public. Ils visent surtout, grâce aux collectes de renseignements etdésinformation, à capter la confiance du Colonel Ould Taya et s’attacher ses faveurs. D’uneefficacité généralement faible, ils peuvent, en temps de trêve politique à la périphérie du système, seretourner les uns contre les autres dans d’impitoyables luttes de préséance, pour gagner la bienveillanceprésidentielle et accéder alors à la manne des crédits et financements extérieurs. Ici, au sein même del’hégémonie Smassid dont la conformation budgétivore exclut toute autre rationalité - surtoutidéologique - le moindre degré de parenté surdétermine des sous alliances, voire desarrangements plus ou moins ponctuels, en vue de prendre le contrôle d’une part des dépouilles. Lorsquecelles-ci se rétrécissent, les rivalités fratricides s’aiguisent. La Tribu ne retrouve son unité qu’afin de4faire valoir ses “ droits naturels ” face au clan du Directeur de cabinet du chef de l’Etat, MonsieurLouleid Ould Weddad4, second protagoniste de ce duel de nantis où la Mauritanie se dissout.A L’INTERIEUR? AHMED OULD TAYA 5frère aîné du chef de l’Etat, cité infra III et IV, a.? DIDI OULD SOUEIDI6 entrepreneur, neveu et conseiller privé du chef de l’Etat, en charge du dossier ultrasensible.? SEJAD OULD ABEIDNA Président de la Fédération nationale des transports (FNT), maire d’Atar.? ABDOU MAHAM homme d’affaires, proche du milieu islamiste traditionnel.? MOHAMED OULD KHLIL ancien administrateur, père du gendre du chef de l’Etat.? SIDI MOHAMED OULDMOHAMED LEMINE7premier PDG de la Banque mauritanienne islamique (BAMIS) Al Baraka après1984, entrepreneur sans domaine de compétence défini.? El BEIDAWI OULD ABEID Directeur général adjoint de la Chinguitti bank, à capital public majoritaire.? MOHAMED MENNA OULDCHEIBANYConseiller tout puissant du Ministre des pêches, gardien des intérêts de la Tribudans ce secteur vital de l’économie.? MOHAMED ABDALLAHIOULD JILYvéritable patron du Crédit Agricole-Uncacem 8, institution publique alimentée parles bailleurs de fonds internationaux. Il est l’artisan de la politique de détournementdes crédits et subventions au profit de la Tribu.? KHADDAD OULD MOKTAR entrepreneur prospère, “ nommé ” député de F’derickVERS L’EXTÉRIEUR? ISMAEL OULD ABEIDNA9 homme d’affaires au Maroc.? MOHAMED OULD MOHAMED ALI10 Consul général à Dakar.? CHEIKH OULD BAHA11 Ambassadeur au Caire et à la Ligue Arabe.? ABDOU OULD AHMED SEVIR12 Consul général à Las Palmas.? KAMIL MAJID beau-frère du Chef de l’Etat et ambassadeur au Canada.? JEMILA MINT TAYA cousine du Chef de l’Etat et consul honoraire du Canada13.? ABDALLAHI OULD MOKTAR Consul honoraire du Japon14.? MOHAMED SAID OULD SELMANE homme d’affaires en Afrique noire et en France.? AHMED OULD SALEM homme d’affaires en Afrique noire et en France.? SID’AHMED OULD ZEIN maire du Ksar, fief de la Tribu dans la capitale. Affecté, avecune petite équipe de journalistes informateurs, à l’intoxicationsur le Net. Riche entrepreneur.3) FORCES ARMEESLe chapitre se passe de commentaire : c’est ici que se vérifie, dans sa vérité primaire , la natureexclusive et prétorienne du régime. Le handicap démographique de la Tribu trouve son exutoire dans laconstitution de troupes d’élite suréquipées, face à une armée mauritanienne que le manque de matériel,la suspicion, le dénuement des soldats et la neutralisation du commandement plongent dans5l’impuissance structurelle. Comme l’ont récemment expérimenté à leur portefeuille défendant, lescompétiteurs du Paris Dakar, des bandes en armes se livrent au racket, sans encourir une infimedissuasion de la force publique. D’ailleurs, la contrebande des armes et munitions destinées aux troupesmauritaniennes constitue une précieuse source de revenus pour les privilégiés du Commandement.Après la rébellion Touareg du Mali, ce trafic se restructure en direction du POLISARIO et du maquiscasamançais, via la Gambie. La Mauritanie n’a donc plus les moyens de défendre l’intégrité duterritoire. La préservation du statu quo interne mobilise l’essentiel des moyens militaires.? EYOUB OULD JID , commandant Commandant du Bataillon de sécurité Présidentielle. (BASEP)? MOHAMED OULD OUDAA, lieutenant (BASEP)? MOHAMED OULD GALAY, lieutenant (BASEP)? MOHAMED LEHBIB OULD MAAZOUZ,commandantCommandant du Bataillon de commandement et de sécurité(BCS)? SID’AHMED OULD BOILIL15, colonelChef du Bureau des renseignements militaires(B2)? OULD CHEIBANY, commandant Directeur des Armes et munitions.? SID’AHMED OULD TAYA16, capitaine Commandant adjoint du Bataillon des blindés basé àNouakchott (BB)? AHMED SALEM OULD ZEIN, capitaine (BB)? SIDI MOHAMED OULD VAIDE17, commandant Commandant de la Base d’appui de Jreida, située à 40 km deNouakchott.? ABDERRAHMANE OULD YAHYA alias OULDLEKWAR18, commandant de vaisseauCommandant de la Marine nationale.? AHMED OULD BEN AOUF, lieutenant de vaisseau Directeur de la Base marine de Nouadhibou.? AHMED OULD TAYA 19, lieutenant de gendarmerie Sécurité rapprochée du chef de l’Etat.II - CONTROLE DE L’ADMINISTRATIONPar un ingénieux artifice statutaire, les fonctions de prestige, jugées trop voyantes et inutiles,reviennent, dans le cadre du clientélisme, à des acteurs de seconde catégorie. La Tribu, elle, garde lamaîtrise des postes juteux, ceux où échoue l’argent des concours extérieurs et des recettes de l’Etat.Les supérieurs hiérarchiques qui en assurent la tutelle servent, seulement, à couvrir le pillage organiséet reçoivent les miettes comme rémunération de leur silence. Ici, les ministres tremblent devant leurssubalternes Smassid.? AHMED OULD SIDI BABA20, Chef général de la tribu Smassid, Ministre conseiller du Chefde l’Etat.? MOHAMED SALECK OULD HEYINE21 PDG de la Société nationale industrielle et minière (SNIM)depuis 14 ans, pressenti par certains segments de la Tribuafin d’occuper la succession civile du Chef de l’Etat.? HADRAMI OULD AHMED22 Secrétaire général du Ministère de l’hydraulique et del’énergie.? ABDERRAHMANE OULD ABEID23 Secrétaire général du Ministère des finances.? SIDI OULD BAKHA Directeur des financements au Ministère du développementéconomique.? AHMED OULD DEDDAHI Chef du service des dépenses au Trésor public.? AHMED MAHMOUD OULD AHMED Gouverneur de la région du Trarza.6? HACENE OULD MAOULOUD Gouverneur de la région du Brakna24.? MOHAMED OULD ABEIDNA Directeur général adjoint de la Caisse nationale de sécuritésociale (CNSS) et chef réel de cette institution? MOHAMED OULD TAYA agent de la BCM en 1984, devenu, en fait, le véritable patronde celle-ci. Directeur du contrôle des changes, cet hommed’affaires très fortuné est le pivot du transfert des devises auservice de la famille proche et de la Tribu ; cité infra IV, a? ABBE OULD AHMED TOLBA25 Directeur du Projet d’appui au secteur de la pêche.? NASSER OULD MOKTAR NECH26 Directeur de la Cellule de coordination des programmesfinancés par l’union européenne.? MOHAMED MAHMOUD OULD MOHAMED aliasJEMAL27Conseiller financier de l’Ambassade de Mauritanie à ParisIII - LE HOLD UP ECONOMIQUECes trois personnes contrôlent à elles seules 80 % (quatre vingt pour cent) de l’agriculture, de la pêcheet de l’importation. Ils sont propriétaires ou grands actionnaires de cinq banques sur les six que comptele pays (BNM, BAMIS, GBM28, BHM et BMCI). Ils détiennent le monopole total des assurances àtravers la NASR et monopolisent les transports et le trafic routier, sur l’ensemble du territoire, par latoute puissante Fédération nationale des transports (FNT) qui ne souffre aucune concurrence.? MOHAMED ABDALLAHI OULD ABDALLAHI(M.A.O.A.)29premier groupe privé du pays.? ABDALLAHI OULD NOUEIGUED (AON)30 second groupe privé du pays.? AHMED OULD TAYA frère du chef de l’Etat, concurrent sérieux des deuxprécédents.IV - LE CERCLE RESTREINT : LE NOYAU OULD TAYADès la prise du pouvoir en 1984, les différents éléments de la famille, quoique limités en nombre, sefixèrent, pour objectif, l’enrichissement rapide par le trafic d’influence et la rentabilisation dupatronyme. Contrairement à d’autres membres de la Tribu, lesquels exerçaient le commerce, ceux-làont été nourris, depuis le putsch du 12 décembre 1984, au lait dopant de l’arrivisme le plus outrancier.a) - Les frères? ZAWI OULD TAYA 31 planton du fisc en 1984, devenu, aujourd’hui, le plus grandpropriétaire foncier du pays.? AHMED OULD TAYA agent de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) en 1984,devenu aujourd’hui l’une des plus grandes fortunes du pays ;cité supra I,2 ; III et note 28 .? MOHAMED OULD TAYA cité supra II .b) - Les oncles et gendre? SIDI MOHAMED OULD OUMAR32 “ nommé ” Député d’Atar, la ville natale du chef de l’Etat ;devenu riche entrepreneur.? ABDERRAHMANE OULD OUMARnommé à la tête du parti au pouvoir (PRDS) dans la l’Adrar,région natale du chef de l’Etat, devenu riche entrepreneur.? MOHAMED LEMINE OULD KHLIL Directeur administratif et financier de l’Agence mauritanienned’exécution des travaux d’intérêt public et économique7(AMEXTIPE). 33c) - Les beaux-frères34? MAJID KAMIL en 1984, Conseiller au Ministère des pêches, devenuAmbassadeur au Canada.? ABDEL KADER KAMIL en1984, employé à la Compagnie mauritanienne de navigationmaritime (COMAUNAM), devenu Directeur général de cettesociété d’Etat, aujourd’hui en cessation d’activité.? AHMED SALEM OULD KAMIL en 1984, employé de bureau, devenu Directeur général de laMauritanienne d’entreposage des produits pétroliers(M.E.P.P) 35? WEDOUD KAMIL36 en 1984, étudiant, devenu Directeur du Projet éducation auMinistère du développement économique.UNE CONCLUSION AVERTISSEMENTL’Etat-boutique franco-smassid arrivant désormais à un stade décisif de sa décomposition, laquellepeut s’étendre sur une période imprécise, le temps est venu d’en exposer les mécanismesrégulateurs , au regard profane. Avant qu’aboutisse une collecte, en cours, des données sur sesconnexions à Paris37 , voire chez d’autres “ amis ” moins visibles, il importait d’abord de définir lefonctionnement intime du système, la logique sans quoi il n’aurait acquis autant de cohérence et delongévité. Il s’agit d’une subjectivité de groupe qui se cristallise sur une conscience aiguë de son intérêtcollectif : sauvegarde, extension et continuité des privilèges acquis se conjuguent à la nécessaireneutralisation de toute adversité d’envergure. Cette mentalité qu’organise le réflexe de la paniquecomme principe même du lien social, s’ordonne dans un espace-temps où la perte du pouvoir estperçue en termes identiques à la perte de vie.Au même titre que toutes les minorités dont la domination se maintiennent par un effort continu de ruseet de violence (suscitant ainsi une contestation exponentielle) celle-là fait corps, de façon exclusive,autour d’un chef. Le Colonel Ould Taya, bouclier et garant d’un monopole dont les bénéficiaires ontfini par intérioriser le caractère légitime et immuable, se coupe ainsi de toute influence de nature à le“ désorienter ” de son orient primordial : s’appuyer sur le groupe et servir le salut du groupe, sinon euxet lui périraient, ensemble. On le constate, selon les avatars actuels de ce règne, une telle perception dela vie induit un recours concret à la dramatisation : il faut que l’adversaire devienne l’ennemi, que lesang coule, que les représailles dépassent toujours la proportion prévisible. L’objectif est de durer, degagner du temps, de bricoler des stabilités trimestrielles afin de poursuivre l’accumulation desbiens et leur transfert vers les zones pacifiées de l’économie mondiale.Donc, à mesure que diminuent les ressources et se précisent, de visu, les ferments de l’instabilité, lemouvement de sécurisation du capital tribal s’accélère sous forme d’expatriations massives dedevises38 . Nous en sommes aujourd’hui à cette phase où seuls les experts de la Banque mondialefeignent encore de croire que le processus de dépréciation de la monnaie nationale, l’ouguiya, resteréversible. En attendant que se réalise la fameuse “ lutte contre la pauvreté ”, le groupe dirigeantvide le pays de ses dernières ressources39 .Pour le moment, nous ouvrons au public la page de garde dans le registre de l’Etat-boutique francosmassid.Les personnalités citées ici vivent, sans exception, d’avantages indus que procure le statut de8leur affiliation parentale au Colonel Ould Taya. A ce titre même, le jour venu, ils devront, sansexcès ni complaisance de la justice, répondre, chacun, de sa forfaiture. Le devenir de la Mauritaniene s’accommode plus des amnisties.Aussi, la présente méthode d’investigation sera-t-elle systématiquement appliquée aux dépens de touteentreprise de type particulariste (ethnie, tribu, clan, famille) qui se confondrait, de facto, avec lapuissance publique. Aujourd’hui les Smassid, demain une autre cible, nul dorénavant ne sera à l’abri del’impératif de droiture, en dehors de quoi, le désir d’équité n’est plus qu’intention velléitaire oumétadiscours pour une transition sans rupture.Conscience et résistance, en vertu de sa ligne humaniste et de son éthique de conviction, entendrompre, au moins sur le chapitre des crimes et délits économiques, d’avec la manie conservatrice ducompromis où s’ancre l’habitude nuisible de l’inachèvement. Promouvoir la responsabilité collective etl’aptitude de tous à se projeter dans un avenir sain requiert de la rigueur morale . Quels que soient leschangements de pouvoir, nous nous conformerons à cet engagement. Nous sommes la génération dutémoignage en actes, le facteur des audaces lucides.NOTES ET RENVOIS*1 La part française représente le quart. Si l’on en croit les chiffres officiels, “ au cours des dernières années, l’aide française, parhabitant en Mauritanie, a été supérieure à celle fournie au Sénégal et représenté plus de 3 fois l’aide française par habitant auMali, au Burkina Faso ou au Niger ” : in 15 ans de coopération française en Mauritanie, opuscule préfacé par Mr CharlesJosselin Secrétaire d’Etat à la coopération. Selon le susdit, la France finance 25% de l’aide européenne à notre pays, soit 215MFF en1995, 260 MFF en 1996 et 310 MFF en1997 ; pour se faire une idée anecdotique de l’efficacité de cesinvestissements publics de la France, notons que 77 MFF furent consacrés à l’achat d’un navire de surveillance maritime, 13,5MFF à la réfection des stations de télécommunications côtières, 109 MFF à la réhabilitation du port de Nouadhibou… le toutavec le résultat que l’on sait ! ! Les profanes liront la très instructive enquête “ Mauritanie, main basse sur les ressourceshalieutiques ”, in Afrique agriculture, N°264 novembre 1998. Quand aux 15 MFF versés par le Fonds d’aide et decoopération (FAC), pour la refonte de l’état civil et l’organisation d’élections transparentes, le résultat du scrutin municipalde janvier 1999 (moins de 16% de participation, selon les estimations les plus optimistes, et un plébiscite du PRDS, parti aupouvoir, dépassant le score stalinien de 99% des voix) exprime assez la vanité d’un tel gaspillage. Aujourd’hui l’Oppositionne dirige aucune mairie et le Parlement, deux chambres incluses, n’en compte qu’un député ! Cela n’empêche pas MrJosselin de déclarer, le 11 juin 1998, devant la presse, à Nouakchott, “ le multipartisme est une réalité ici ”. Le Colonel OuldTaya fait semblant, la France supporte les frais de la comédie mais les figurants se font rares ! A son tour, la coopérationdécentralisée des communes françaises (par exemple, Cités Unies France), avec leurs homologues mauritaniennes, succombeaux perversions ontologiques d’un pluralisme d’opérette : plus de 99 % des conseils municipaux se réclament de la “ majoritéprésidentielle ”, celle du Colonel Ould Taya. La plupart rendent compte aux services de renseignements et consultent toujoursle Ministère de l’intérieur qui les a enfantés en authentifiant les résultats préfabriqués de chaque élection.2 Dénomination des esclaves affranchis, le vocable désigne, par abus, l’ensemble de la caste, y compris les personnes encore enétat de servitude. Force laborieuse et numériquement dominante, cette masse d’exclus n’a jamais pu bénéficier d’unprogramme d’éradication de l’esclavage, une pratique plus ou moins tolérée et néanmoins abolie, selon les textes. Cependant,la loi pénale ne qualifie pas ce crime dont la dénonciation par les défenseurs des Droits de l’Homme constitue, au contraire, unmotif d’inculpation. Au terme du dernier procès du genre, en mars 1998, cinq militants sont condamnés à 13mois de prison et1000FF d’amende. Ils furent graciés, le lendemain du verdict, après une large campagne de solidarité que le Parlementeuropéen relayera par une résolution du 19 février 1998.3 Cet ancien militant marxiste, reconverti au réalisme quinquagénaire, supervise, personnellement, les interrogatoires musclés etles séances de torture. Il séjourne assidûment en France sans être inquiété. Cousin direct de MAOA (cité III).? En raison de l’instabilité ministérielle, certaines occurrences sont susceptibles de modifications ; prière de lesréactualiser.94 Ce docteur vétérinaire qui jouit d’une relative discrétion est l’éminence grise du Colonel Ould Taya, sinon son mauvais génie.Détenteur jaloux des petites misères et grands secrets présidentiels, il entretient ou se targue de promouvoir des relationsparticulières avec les protecteurs français : Jean Christophe Mitterrand, Charles Pasqua, etc. Une enquête sur ses activitésobliques et son enrichissement mérite une étude à part. Spécialiste du camouflage, celui que l’on surnomme le Dircab a suplacer des intermédiaires aux centres de décision et rester lui-même en retrait. Certains serviteurs de ce portier aux clefs d’orsont décriés pour leur voracité, mais en vain : chaque fois que l’un d’eux subit une “ disgrâce ”, il réapparaît, peu de tempsaprès, à un poste plus fructueux ; nous citerons, parmi les moins anonymes, Mohamedou Ould Michel, ex directeur de laBanque centrale de Mauritanie (BCM) ; Lemrabott Sidi Mahmoud Ould Cheikh Ahmed, ex ministre du développement rural etde l’environnement (MDRE), de l’économie, des affaires étrangères, actuel commissaire à la sécurité alimentaire (CSA) ;Mohamed Mahmoud Ould Dahi, ex secrétaire général du MDRE, aujourd’hui secrétaire général du ministère de l’équipement ;Dah Ould Abdel Jelil, ex ministre de l’intérieur et nouveau ministre de l’intérieur bis. Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna,ex premier ministre, aujourd’hui premier ministre bis, déjà interpellé pour détournement de deniers publics en 1989 ; DahOuld Abdi, ambassadeur à Paris. Ce dernier dispose de fonds spéciaux pour stipendier les leaders politiques et journalistes enFrance. Il a fini par les fructifier à son profit propre. Le lieu où son immense villa est bâtie, près d’Aleg, sa ville natale, sedénomme ni plus ni moins “ Toug etghir ”, traduisez “ lorgne un peu et tu seras jaloux ! ”. Aux étudiants mauritaniens quiviennent lui réclamer leurs retards de bourse, il propose, par l’entremise du Conseiller financier de l’Ambassade (cité II, etnote 27), de renoncer à la moitié du montant pour se faire acquitter le reste… Bien entendu, ils n’ont pas le choix. A Paris,auprès de certains milieux de droite, Dah Ould Abdi, passe pour un “ bel esprit du désert ”. Dans le privé, le Dircab utiliseaussi de nombreux hommes de paille dont la dissémination le met à l’abri de la vindicte : retenons, entre autres, Moulaye OuldGhaddour, entrepreneur de travaux publics et d’immobilier et, surtout, l’inévitable Brahim Ould Ahmed Lameu qui rafle laplupart des études de marché, en collaboration avec plusieurs bureaux d’ingénieurs conseil : le suisse Bonnard et Gardel,l’égyptien Sabbour Associated, le canadien Roche International, etc. Mr Louleid Ould Weddad reste, pour des raisonsinexplicables, l’unique décideur qui échappe au contrôle de la Tribu et la concurrence même auprès du chef de l’Etat. Le grosde sa fortune, sous des prête-noms, s’accumule hors de Mauritanie. Enfin, il n’est un secret pour personne que Mr LouleidOuld Weddad, l’intouchable Directeur de cabinet perçoit la part du lion, notamment en France où “ s’approvisionne ” l’arméenationale, sur les commissions versées par les fournisseurs en armements. L’autre grand bénéficiaire de ce genre de libéralitésest le Colonel Moulaye Ould Boukhreiss, Chef d’Etat major de l’armée (cité note6).5 Au début de l’occupation du Koweït, un avion civil irakien débarque, de nuit, à Nouakchott, une cargaison d’or et dedevises en prévision d’un siège de Bagdad par les Alliés. Les caisses sont aussitôt acheminées vers la résidence du Chef del’Etat . Etaient présents, outre le Colonel Ould Taya, son frère Ahmed et une tierce personne dont l identité n’est pas encoreconnue. Après la défaite de l’Irak, la Mauritanie refusera de rendre ces avoirs qui n’ont d’ailleurs jamais été versés aux financespubliques de notre pays.6 Compte tenu de sa parenté avec le Chef de l’Etat, il occupe, parmi tous les cousins, la place du confident qui veille,fidèlement, à la tranquillité de son maître, humant l’odeur confuse du complot, de salon en bidonville ; à ce titre , combienenvié, il conclura, seul face aux représentants du Front POLISARIO, le fameux accord stratégique grâce auquel le ColonelOuld Taya s’assure, en cas de menace interne sur sa stabilité, le secours prompt de la rébellion sahraouie ;en contrepartie,l’allié turbulent se déplace, sans restriction ,dans le nord de la Mauritanie où il dispose de bases d’appui et de bureaux derecrutement pour l’inscription au référendum d’auto détermination. Rappelons que l’un des négociateurs du camp sahraoui,Mr Mohamed Ould El Jouli, directeur général de Mitsubishi Mauritanie, n’est autre que le gérant de la fortune du ColonelMoulaye Ould Boukreiss Chef d’état major des armées, lui aussi natif de la ville d’Atar comme le Colonel Ould Taya ! ! Lasouveraineté de la Mauritanie repose entre des mains sûres !7 Ce Smassid en ligne maternelle dirige un bureau d’études très spécialisé, le Conseil Expertise (CONEX). Enrichissementfulgurant grâce au pillage de la BAMIS. Partenaire du groupe français Vivendi et représentant de la Tribu dans le domaine desétudes de marché. Cousin en ligne maternelle de MAOA (cité III), dont il épousa la nièce.8 Tous les financements (aides, prêts, subventions, dons) consentis au secteur agricole se déversent dans cette institutionobstinément gavée par les bailleurs de fonds : caisse française de développement (CFD), banque mondiale (BM), Japon,Union européenne (UE-FED). Sur 300 sociétaires au départ, le Crédit agricole n’en compte plus qu’une trentaine, les autresayant été contraints à la démission. En contrôlant cette machine à détourner, la Tribu conforte sa domination sur l’agriculture,avec une parfaite maîtrise de ses principaux acteurs : Société d’aménagement, Fédération des agriculteurs, SOS palmiers,SONADER, SEPC, GSA, SONIMEX, SICAP, SIPIA. Cette dernière société anonyme, où l’Etat est actionnaire avec legroupe MAOA, a été créée, en 1994, pour l’extraction du gisement de phosphates de Bofal, dans le sud du pays. SIPIAprétend vouloir fabriquer des engrais et des intrants agricoles. L’étude du projet est confiée au bureau Campenon Bernard,sous filiale de Vivendi (par la SGE). Mais, bientôt, pointe le recyclage d’argent suspect ; dans un pays considéré “ à hautsrisques ” pour les investisseurs, SIPIA réussit à décrocher une promesse de financement, par Widebell Corporation, une très10généreuse banque panaméenne qui accepte d’accorder un prêt de 800 M$, remboursables en 15 ans, au taux record de 1% ! !La lettre d’accord, datée du 23 septembre 1997 et paraphée, au nom de cette banque, par Mr M.A.Mannish, parvient à MrSidi Ould Bakha (cité II), un fidèle élément de la Tribu dans l’appareil d’Etat. Notons que Mr Mohamed Abdallahi Ould Jily,bien que premier responsable du Crédit agricole, n’en est pas moins Directeur chez MAOA, le plus important client et seulfournisseur de cette institution publique. Pour se faire une évaluation partielle des sommes en jeu, voici la liste non exhaustivede certains financements parrainés par la Banque mondiale, dans ce département choyé :Programme d’ajustement du secteuragricole PASA (achevé) :25M$ ; Projet des services agricoles PSA (en cours) :18,2M$ ; Projet de développement intégré del’agriculture irriguée en Mauritanie PDIAM (en préparation) :78M$ ; Projet de gestion des ressources naturelles en pluvialPGRNP (en préparation) :18M$… in Le Partenariat Banque mondiale Mauritanie, Mission résidente de Nouakchott, juin1997.9 Propriétaire, avec MAOA , de la Société générale de consignation SOGECO dont 30% appartient à la française SAGA dugroupe Bolloré.10 Smassid de seconde catégorie, originaire du village de Rkiz, dans la région du Trarza. Mêlé à toutes sortes de trafics auSénégal, Gambie, Guinée Bissau, Nigeria et dans le reste de l’Afrique occidentale : armes, devises, hydrocarbures, produitssubventionnés en Mauritanie, passeports diplomatiques, recyclage d’argent sale, etc. acteur indispensable au “ rayonnement ”commercial de la Tribu. Faut-il rappeler que le transit de la drogue, par notre pays, rapporte, aux intermédiaires locaux, desrevenus difficiles à évaluer. Malgré son interdiction, le trafic de stupéfiants reste impuni :sur initiative d’INTERPOL, en1996, plusieurs policiers et magistrats en sont accusés. Après quelques mois d’emprisonnement et un procès tapageur, ilsseront acquittés ; combien de coupables, en haut lieu, furent ainsi couverts ?11 Cet ambassadeur, pas comme les autres, est accrédité par la Tribu auprès de ses nombreux partenaires commerciaux dans lemonde arabe. Il sait se rendre utile, réussir l’impossible et partager ses gains : aux dépens de la française SATOM, sous filialedu groupe Vivendi (par la SGE), il arrive à obtenir, moyennant un gros dessous de table, l’octroi du marché pour laconstruction de la route Aleg - Magtalahjar, au concurrent égyptien Arab Contractor, dont l’associé local n’est autre quel’entreprise AGRINEQ (établissements MAOA), le fleuron de la Tribu. La SATOM, qui avait pourtant été déclaréeadjudicataire par la Commission nationale des marchés, sera disqualifiée sans appel, après avoir subi, en pure perte,l’obligation de consentir certaines largesses aux “ intercesseurs ” mauritaniens.12 Las Palmas, grande île des Canaries espagnoles, est le lieu où se traitent les contrats entre les armateurs et leurs clients,asiatique surtout. On y fait de la contrebande et du transfert de devises par milliards de pesetas.13 De toutes les sociétés d’exploration minière en Mauritanie, la canadienne Rex Diamond, pourtant une junior compagnie,sera la première à annoncer la découverte prometteuse de kimberlite dans le nord du pays, prenant ainsi une longueurd’avance, sur ses concurrents, pour l’exploitation d’éventuels gisements. Selon le quotidien économique français, La Tribunedu jeudi 26 novembre 1998, le potentiel de la Mauritanie la propulserait, à l’instar du Botswana, au rang de deuxièmeproducteur de diamants en Afrique.14 Le Japon est le premier client de la Mauritanie pour l’importation des espèces halieutiques, en particulier les céphalopodes.Mr le consul honoraire cumule, auprès de MAOA, le rôle de stratège tous azimuts.15 Auteur de centaines d’exécutions extra judiciaires au sein de l’armée en 1990-1991, il sera dénoncé, dès mars 1993, parl’association lyonnaise Agir Ensemble pour les droits de l’Homme, alors qu’il effectuait un stage à l’Ecole de guerre de Paris.D’urgence, le Professeur Voyame, Président du Comité des Nations Unies contre la torture, saisit les autorités françaises(en la personne de Mr Roland Dumas, ministre des affaires étrangères) et leur demande de neutraliser le suspect. Or, enviolation de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements inhumains et dégradants du 10 décembre 1984,instrument signé par la France, le Colonel Ould Boilil est rapatrié aussitôt à Nouakchott où il échappe aux poursuites.D’ailleurs, depuis 1993, une loi nationale, dite d’“ amnistie ”, garantit l’impunité aux tortionnaires.16 Comme l’indique l’homonymie, cousin direct du Chef de l’Etat.17 Auteur d’exécutions extra judiciaires, également impuni. L’on remarquera, avec inquiétude, que ces officiers tortionnaires ontété formés en France et continuent à assumer des responsabilités de premier ordre dans l’armée, d’où la possibilité de larécidive. Leur liste détaillée figure dans “ Agir Ensemble, rapport de mission Mauritanie, 2/15 décembre 1992 ” et“ Fédération Internationale des droits de l’Homme (FIDH), mission d’enquête Mauritanie : situation des droits de l’Hommeet sort des populations déplacées, rapport hors série N°187, avril 1994 ”.1118 Mêmes crimes que les précédents. Il se rend fréquemment en France où il n’est pas inquiété. D’avantage que tout autreofficier, à l’exception sans doute du Colonel Ould Boukhreiss, chef d’état major de l’armée, le commandant de la marinedétient une immense fortune en devises qui a l’insigne particularité de grossir quand sa source initiale se tarit : plus les bateauxétrangers pillent la zone économique exclusive (ZEE) de la Mauritanie, plus lui-même engrange les commissions consenties parles navires contrevenants. Dans le document de travail présenté par la Mauritanie devant le troisième groupe consultatif de laBanque mondiale, en mars 1998, les autorités reconnaissent la chute spectaculaire des rendements de la pêche : le total desprises de poisson, par unité d’effort de l’ensemble de la flottille, a chuté de 100 kg/heure en 1990, à54 kg/heure en 1996. Letexte, exposé quelques jours sur le NET, par le site officiel du gouvernement, en sera opportunément retiré à cause de ce typed’indications très embarrassantes. Rappelons, enfin, que les Smassid exercent dans le secteur halieutique (industrie de pêchesurtout), une hégémonie, sans précédent, qui se déploie sous une pléthore d’établissements parfois privatisés à leur profit,comme, par exemple, la SMCP, ex monopole d’Etat. L’activité artisanale, longtemps épargnée par cette invasion, n’y échappeplus ; la Tribu s’en est emparé, soit par le rachat forcé des parts du concurrent (la SPPAM de feu Sidi Mohamed Ould Abass),soit en créant ses propres sociétés (MAURAL, PROPÊCHE),les deux bénéficiant d’importants concours de la Caissefrançaise de développement (CFD). Pour ne pas en rester là, la Tribu monte, de toutes pièces, au nom des pêcheursartisanaux qui finissent par s’en faire exclure, des coopératives, syndicats et autres mutuelles, tous arrosés par la CFD : enprofitèrent l’A3PAC3M (5 MFF en 1993), l’UNCOPAM (15,5 MFFF en 1996), etc. Le principe est celui del’investissement sans risque : il consiste, dans tous les domaines de l’économie, à bricoler, avec l’accord d’une bureaucratiecomplètement aux ordres, une entreprise ou une ONG fictives mais dotées de statuts et d’agréments officiels. Ensuite, surproposition de l’Etat, auprès des bailleurs de fonds, les financements extérieurs ne tardent pas. Soit dit en passant, les sociétésde la Tribu, avec l’aval acheté des percepteurs, acquittent souvent des impôts fictifs ou minorés. Le règne des Smassid, sur lapêche en Mauritanie, ne souffre pas de réserves ; les partenaires, fussent-ils français, doivent s’y plier : les bateaux deSaupiquet (société nantaise cotée en bourse, filiale du groupe Paribas) subissent de fortes pressions visant à leur imposerdes accords exclusifs avec les avitailleurs Smassid.19 Fils aîné du chef de l’Etat, surnommé tantôt OUDEÏ Hussein, par référence au cas irakien, tantôt KIM IL JONG , parréférence à la Corée du Nord. Homonyme de son oncle.20 Par le prestige de son lignage dans la Tribu et sa bonne tenue intellectuelle, ce rival du Colonel Ould Taya et ami de MrPierre Messmer, ancien Premier ministre de la France, a été chassé de la mairie d’Atar en 1994. Après une traversée du désertoù il apprit à respecter l’équilibre des forces parmi ses cousins, il accepta, finalement, le modeste maroquin de ministreconseiller à la Présidence. Là, épaulé par toute la tribu, il tente, sans succès, de contrebalancer l’influence du directeur decabinet Mr Louleid Ould Weddad ( cité note 4). Armateur aussi, Mr Ould Sidi Baba s’est enrichi, dès le début des années 90,grâce aux prêts complaisants qui permirent à la Tribu de vider la Banque mauritanienne islamique (BAMIS), avant d’enreprendre le contrôle total. Le saoudien Cheikh Saleh, hier actionnaire majoritaire de cet établissement, sera ainsi floué etrenoncera à tout investissement dans notre pays.21 La SNIM est une société d’économie mixte dont l’Etat mauritanien détient la part majoritaire. Plus grande entreprise dupays et naguère première source d’entrées en devises devant la pêche, elle exploite les gisements de fer du Nord. Malgré laparticipation de capitaux étrangers, la SNIM, au nom de la diversification, se confond avec les intérêts de la Tribu, notammentà travers la filiale de tourisme SOMARSET. D’ailleurs, le PDG vendra à ses cousins, pour une somme symbolique, la sociétéd’acconage et de manutention en Mauritanie (SAMMA), l’une des meilleures filiales de la SNIM. Avec cette cession, luiaccordant la propriété exclusive de tout un quai à Nouadhibou, la Tribu s’assure alors le monopole effectif du transport depoisson congelé dont vivent de nombreux pêcheurs artisanaux. Ces derniers seront réduits à la faillite quand les nouveauxpropriétaires décidèrent de favoriser le partenariat avec l’Europe, au détriment de l’île voisine de Las Palmas où les petitspêcheurs avaient leurs clients. 24% de la SAMMA revenait à l’entreprise française SAGA du groupe Bolloré. Ces parts ontété récemment vendues.22 Celui-ci ne s’embarrasse pas de formes : afin de privilégier la Tribu, il décide de créer puis préside une commission spécialede présélection des appels d’offre pour la construction d’un appontement pétrolier à Nouakchott. Contournant ainsi lacommission nationale des marchés, il cherche à écarter, parmi les candidats potentiels, toute concurrence intempestive. Leprojet, financé par l’Espagne, coûtera 23,531 M$. Destiné initialement à l’édification d’un hôpital à Nouadhibou (initiative dehaute utilité sociale), le montant sera requalifié suite aux insistances de la Tribu auprès du bailleur de fonds : les nombreuxbateaux espagnols qui pêchent au large de la Mauritanie pouvaient faire les frais d’une éventuelle mésentente. En annexe duprojet finalement retenu, doivent être construits un dépôt de carburant (80 MFF) et une unité d’embouteillage de gaz butane(30 MFF), le tout pour le compte de Elf Oil Mauritanie où la Tribu occupe la deuxième place juste derrière l’actionnairemajoritaire Elf Aquitaine. Rappelons que pour la distribution du gaz, les partenaires Smassid sont en état de monopole,après la privatisation de la société mauritanienne des gaz (SOMAGAZ) où ils possèdent le gros des actions. Pour parfaire12l’opération, la SOMAGAZ bénéficiera aussi d’un investissement de 245 000 $, habilement appelé “ appui à la mise auxnormes de sécurité de la filière gaz butane ”. Le plus sinistre dans l’histoire n’est pas dit : au moment où les bailleurs de fondss’ingénient à subventionner la consommation de gaz, afin de protéger le pays de la désertification, le commerce du charbon debois, braconnage dévastateur des écosystèmes, demeure entre les mains des mêmes actionnaires de la SOMAGAZ.23 Les ministres se succèdent, lui est inamovible comme le reste de la liste. L’importance de sa fonction se passe decommentaire.24 Brakna et Trarza sont deux régions agricoles où la Tribu “ investit ” sur les terres usurpées du paysannat local, obtenantd’énormes subventions européennes, françaises, nipponnes d’où l’implication manifeste des donateurs dans la l’incitation à lahaine et aux revanches futures :la spoliation des surfaces arables a souvent revêtu un caractère ethnique au détriment desNoirs non arabes du Sud.25 Neveu de MAOA, il dirige ce projet depuis Paris où il entreprend de vagues études. En décembre 1998, il rentreraexceptionnellement à Nouakchott, pour lancer l’appel d’offres (4M$) de construction d’un pipeline reliant le Port autonomede Nouadhibou (PAN) à la raffinerie de Cansado, via les dépôts de la MEPP (citée IV,c). Le coût entier du projet d’appui à lapêche s’élève à 12 M$.26 Smassid en ligne maternelle et beau-frère du Directeur de la sûreté de l’Etat (DSE, cité I, 1). Ce poste très convoité coûtera,pour sa seule installation, 1,9 M€ et sera alimenté par le Fonds européen de développement (FED 8). Le même FED 8prévoit 5 M€ pour l’aménagement des oasis dans les environs d’Atar, ville natale du Chef de l’Etat. Ces libéralités ne risquentpas de tomber dans des mains étrangères, puisque SOS palmiers, seule “ ONG oeuvrant à la sauvegarde du patrimoinephoenicicole ” et reconnue par agrément du ministère de l’intérieurN°263/MINT/PT/94, se compose de collaborateurs deMAOA.. La singularité des relations de la Mauritanie avec l’Europe se condense dans l’accord de pêches conclu, entre lesdeux parties, en 1996. Ce protocole qui expire en 2001 permet aux bateaux de la Communauté de tripler, sans obligation dedébarquement sur le sol mauritanien, le volume de leurs prises. Durant ces cinq ans de laxisme officialisé, le gouvernementmauritanien, pour prix de sa “ compréhension ”, percevra 266,8M € ; les versements échus, de cette rétribution hermétique aucontrôle d’affectation et de gestion, aboutissent à une destination inconnue ; in Journal officiel des communautéseuropéennes N° L334/24 du 23 décembre 1996. Précisons qu’au titre du FED 8, un programme total de 500 M FF a étéapprouvé en faveur de notre pays ; in Jeune Afrique économie du 4 au 17 janvier 1998, p. 7827 Smassid en ligne maternelle et agent de change au service de la Tribu dans une capitale devenue le principal relais dutransfert de devises. A cause du handicap numérique des Smassid , ce genre de cooptation matrimoniale est courant.28 La Générale mauritanienne de banque (GBM), sera le premier établissement de crédit où la Caisse française dedéveloppement (CFD, organisme public) prend une participation par sa filiale PROPARCO. Hasard peut-être, Mr AhmedOuld Taya, frère du Chef de l’Etat, est un actionnaire déterminant de la GBM.29 Par sa place de choix dans la toile des parentés connexes au sein de la Tribu, il constitue, à lui seul, un Etat dans l’Etat, allantparfois jusqu’à payer des salaires de fonctionnaire sur sa propre cassette. Le Colonel Ould Taya le reçoit et écoute sesprécieux conseils, à tout moment. La fortune de MAOA, après avoir été pompée, sur le territoire, transhume, sans accroc, àl’extérieur du pays. Cet entrepreneur peut affirmer sans présomption aucune : “ la Mauritanie, c’est moi ! ”. MAOA inauguraà son profit propre, la mécanique infaillible des privatisations-cadeau : après avoir mené une société publique à la faillite,l’Etat la recapitalise et l’ouvre aux participations privées de la Tribu ; dans un premier temps, il garde une part de portefeuille,s’improvisant ainsi garant solvable d’une éventuelle banqueroute. Après licenciements et restructurations, l’Etat se retire.Pour le compte de MAOA, fut livrée, selon cette méthode, une des plus grandes sociétés du pays, la Société mauritanienned’assurances et de réassurances (SMAR) rebaptisée NASR, traduisez “ victoire ”. Celle-ci est d’autant plus éclatante que lagendarmerie et la justice travaillent pour la NASR contre les plaignants. Les constats sont souvent établis selon l’intérêt del’assureur. Quand bien même la NASR est condamné par un magistrat téméraire, à dédommager le client, elle refuse des’exécuter. L’assuré malheureux est contraint à accepter, aux conditions les plus désavantageuses, un règlement “ amiable ”.L’autre singularité de cet établissement en situation de monopole, réside dans la pratique systématique du double bilan : levrai, excédentaire, reste confidentiel ; le faux, déficitaire, est remis aux Impôts afin de réduire, au minimum symbolique, la taxefiscale. C’est avec MAOA, cet associé merveilleux, que le Groupe Bolloré , par sa filiale (à 51% + parts de la SEITA)Coralma, constitue la Manufacture mauritanienne des tabacs (MMT).1330 En 1986, il falsifia, impunément, des bons du Trésor, pour une valeur de quelques MFF. Ce personnage infréquentablerecevra, pourtant, à déjeuner chez lui, le Président français Jacques Chirac, lors de sa visite à Atar, ville natale du ColonelOuld Taya, en septembre 1997. In Jeune Afrique, n° 1916, p. 87. Selon la même méthode de privatisation expliquée ci-dessus(note 29), AON recevra, en présent, l’une des plus grandes banques publiques, la Banque internationale de Mauritanie(BIMA), rebaptisée Banque nationale de Mauritanie (BNM).31 Il trempe, de façon chronique, dans des escroqueries en tous genres mais d’une rentabilité certaine : faux, usage de faux,chantage et menaces sur les agents de l’Etat, occupation illégale de places publiques, usurpation de terrains constructibles,recel d’autorisation d’importation de la BCM, contrebande, trafic d’exonérations douanières, etc. Les rares plaintes déposéescontre lui n’aboutissent jamais, l’appareil judiciaire en Mauritanie étant aux ordres de la Tribu. Zaoui est aussi l’inventeurlocal de la simonie : il se fait octroyer une surface de choix pour construire une mosquée ; sitôt celle-ci édifiée sur un petit lot,il couvre l’alentours de boutiques et de bureaux.32 La famille Ehel Oumar détient 51% de la Mauritano française des ciments (MAFCI), une société d’ensachage, en déficitchronique, dont les Ciments français possèdent les 49% restants.33 Cette entité à part supervise, réalise et suit tous les investissements publics en matière d’infrastructures. Ses procéduresd’adjudication se caractérisent par l’acrobatie juridique, le favoritisme et l’opacité. La Tribu tient, là, un gros cordon de labourse des financements par la Banque mondiale (BM).34 Les Kamil, d’origine libanaise, sont les frères de la première épouse du Chef de l’Etat, le Colonel Ould Taya. Selon destémoins avertis, la défunte exerçait sur son mari un ascendant modérateur et le préservait des influences nocives de la Tribu.Après son décès, Ould Taya convolera avec une jeune fille de la Tribu, dont le choix fut âprement débattu et disputé par lecousinage proche.35 En plus du capital public, Elf Aquitaine détient 23% de la MEPP.36 L’interminable Projet éducation constitue la démonstration éclatante du cercle vicieux “ faillite - financement - faillite ” :jamais le système éducatif mauritanien n’a été aussi délabré et jamais il ne reçut autant de subventions multilatérales. Et, dedétournements en gabegie, le gaspillage se poursuit. Sans même parler des précédentes moutures, le Projet éducation IV (encours), s’élève à 12.5 M$, tandis que le Projet éducation V atteindra 35 M$ ; in Le partenariat MauritanieBanque mondiale, op. cit., note 837 “ le Président de Mauritanie, qui est une homme écouté, qui, à juste titre, a la réputation d’être un sage ” ; “ Sur le processus démocratique en Mauritanie, nous avons un jugement très positif ”, Jacques Chirac, conférence de presse, Nouakchott, 5septembre 1997 ; “ Mr le Président, vous qui, chacun le sait, êtes un sage, et je tiens à saluer cette volonté clairement affirméeet cette vision politique des intérêts à long terme de votre pays. Dans cette perspective, vous pouvez être assuré du soutienfraternel de la France ”, Jacques Chirac, toast en l’honneur du Colonel Ould Taya, Nouakchott, 5 septembre 1997.“ la population mauritanienne a semblé marquer son approbation à la façon dont le pays est géré. Et, permettez moi de vous ledire ; c’est un sentiment partagé par beaucoup ”, Jacques Godfrain, Ministre français de la coopération, 10 novembre 1996,Mauritanie Nouvelles, n°227.“ il (Colonel Ould Taya ) a surtout su conduire son pays sur la voie de la démocratie, à son rythme […] L’oppositions’exprime et chacun joue le jeu dans le respect de l’Etat de droit ”, Michel Roussin, ancien ministre français de lacoopération, in Afrique Majeure ; éditions France Empire, Paris 1997.38 Ce trafic prend parfois des tournures pittoresques et cependant avilissantes pour la diplomatie déjà très malmenée de laMauritanie : le 15 novembre 1998, à l’aéroport de Dakar, un faux ministre mauritanien, porteur d’un passeport diplomatique,se fait arrêter par la police sénégalaise, en possession d’une valise contenant 1,14 MFF. Vérification faite, il s’agit d’unvoyageur en transit vers Paris, Mr Mohamed Saleck Ould Houd, Directeur commercial des Etablissements Abdou Maham(cité, I, 2). Cousin, comme son employeur, du Colonel Ould Taya, il aura droit à un traitement de faveur. Le Ministremauritanien des affaires étrangères se déplacera personnellement pour obtenir, du Président Abdou Diouf, la libération de MrOuld Houd qui récupérera l’intégralité de son pécule. Quelques jours après et malgré le retentissement du scandale dans lapresse dakaroise, Mr Ould Houd pourra regagner Paris. L’affaire est d’autant plus troublante que la Tribu dispose, àNouakchott même, d’une société de voyages, de tourisme et de change qui s’est perfectionnée dans le transfert de devises àl’extérieur : la Majabat Al Kubra Tour (MKT), excroissance des Etablissements MAOA. Celle-ci racheta, de gré à gré à lacompagnie aérienne Air Afrique, les deux meilleurs supports touristiques du pays : le centre de pêche de Nouadhibou et lecentre de chasse à Keur Macene , dans la région du Trarza. Sera aussi absorbée, dans la boulimie des acquisitions faciles, la14Société des transports publics de Nouakchott (STPN), renommée Mauritanienne de transport et de services (MTS). Et, pourque l’opération soit parfaite, entre cousins, le président de la Fédération nationale des transports (FNT), Mr Sejad ouldAbeidna (cité I,2) aura sa part du capital, consolidant donc le monopole indiscutable de la Tribu sur un pan aussi vital de la vieen société. Avec la Société des aéroports de Mauritanie (SAM) que la Caisse française de développement (CFD)subventionne, les capitaux Smassid maîtrisent la liberté de circulation dans le pays . Précisons, pour finir, que la MKTbénéficie d un privilège inédit dans les annales du népotisme ordinaire : elle vient de passer, avec la Direction du budget del’Etat, un contrat d’exclusivité pour la billetterie des voyages officiels et autres évacuations sanitaires, ce dernier procédérelevant, d’ailleurs, d’une fraude courante chez certains dignitaires atteints par l’incurable nostalgie de Paris. Evidemment, laMKT arrache, dans cet accord, une clause autant utile que rare ; l’Etat s’engage à honorer , tous les deux mois, ses dettesenvers elle. Bien évidemment, le fils de MAOA, Mr Mohamed Ould Abdallahi, dirige la MKT.39 Pour se faire une idée de l’ampleur du gâchis, rappelons qu’à 200M$, les réserves de la Banque centrale de Mauritanie(BCM) ne représentent que 1,8% de l’ensemble des liquidités du pays. Le remboursement de la dette nationale coûterait 50%du PIB, soit, 318% des recettes annuelles ; ainsi la Mauritanie a-t-elle dégringolé au rang 98 parmi les 132 pays les plus pauvres ; in Al quds al arabi N°2988 du 18 décembre 1998. Les bailleurs de fonds n’ignorent pas la cause d’un tel sinistre : “ une corruption quasi généralisée et des intérêts particuliers très puissants ” ; in Poste d’expansion économique(PPE) français à Nouakchott, bulletin d’informations économiques et commerciales, janvier 1998.Conscience et Résistance : cellule de liaisonet de prospective pour une transition radicaleen République Islamique de Mauritanie. Nouakchott, Paris, Bruxelles, février 1999

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19 janvier 2008

Arrestation des cambrioleurs du véhicule du Chef d’Etat Major Particulier

: Arrestation des cambrioleurs du véhicule du Chef d’Etat Major Particulier

Les officiers de la police du commissariat de Tevragh Zeina, ont arrêté ce jeudi 17 janvier à Nouakchott trois jeunes délinquants coupables du cambriolage une semaine auparavant (le 10 janvier) du véhicule du Colonel Mohamed Ould Abdelaziz, Chef d’Etat Major Particulier du Président de la République.

Les trois délinquants sont semble-t-il connus des services de police. Il s’agit de M

Bamaba Ould Cheikh né en 1991 à Kaedi ,

Sultan Ould Ahmed né en 1993 à Nouakchott

Eminou Ould Elemine né en 1985 au Maroc dont la mère serait la griotte Mint Nana


Le véhicule dont il s’agissait, et qui contrairement aux fausses rumeurs qui ont circulées cette semaine, n’était pas une Toyota Corolla, ne contenait aucune somme d’argent en devises ni en ouguiyas, se trouvait en stationnement à 4h30 du matin sur le parking du stade olympique de Nouakchott (et non devant l’église) ou le du Chef d’Etat Major Particulier faisait son jogging matinal accompagné de ses gardes du corps.

Les passeports du Colonel ainsi que ceux de certains membres de sa famille, son ordinateur portable et deux téléphones mobiles qui constituaient le butin des cambrioleurs ont été retrouvés intacts. En lisant le nom du Colonel sur les passeports les malfrats ont immédiatement jeté les passeports qui ont été retrouvés par la police.

L’ordinateur portable du Colonel d’un modèle américain récent non disponible sur le marché de Nouakchott n’a même pas pu être mis en marche par les voleurs car son chargeur d’alimentation ne se trouvait pas dans le véhicule. Comprenant que leur arrestation n’était plus qu’une question de temps, les deux voleurs se sont terrés chez leurs parents respectifs.

Les recherches entamés immédiatement par les services de sécurités ont permis l’arrestation dans la soirée du jeudi 10 janvier d’un premier membre de la bande qui eux fut cueillis chez lui par les policiers auxquels il dénonça immédiatement ses complices qui furent arrêté tôt le vendredi matin. Les délinquants ont alors avoués être responsables d’autres vols commis la même nuit du 10 janvier et dont les victimes étaient des ressortissants européens de passage à Nouakchott. Tout trois sont actuellement entendu au commissariat de Tevrgah Zeina.

Le Colonel Ould Abdelaziz présidait une réunion sécuritaire au moment ou il a été informé que ses effets personnels ont été récupérés intacts. « Ses délinquant ont beaucoup de chance de ne pas avoir été pris en flagrant délit… » aurait-il dit. On se souvient que le Colonel Ould Abdelaziz s’était distingué en neutralisant les putschistes du 8 juin 2003 et pour avoir également empêché une seconde tentative de coup d’état en aout 2004. Par la suite il sera le principal maitre d’œuvre du renversement du régime de Ould Taya par le CMJD dont il fut le numéro deux durant les 19 mois de la transition.


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26 décembre 2007

LA DÉMOCRATIE OU LE JEU DE LA CHAISE MUSICALE EN MAURITANIE

Je sais pertinemment que ce que j’écris est lu par les plus hautes sphères de l’État mauritanien et, je sais aussi que se soit pendant ou après le pouvoir de Ould Taya, de Ould Mohamed Vall ou de Ould Cheikh Abdallahi, mes écrits et réactions ont été et seront mal interprétés (...). Je sais aussi pertinemment que j’utilise un langage simple et clair pour permettre à tout le monde de me comprendre et de concevoir mes idées. Cependant, cela ne me surprend pas que dans un pays où le mensonge est devenu réalité, et la pauvre réalité est orpheline, je dois me répéter des centaines de fois, pour moins avoir l’oreille et la réaction d’une personne (..).

Je dois encore rappeler, une fois de plus, 2 faits :

1.      La démocratie ne se boit, ne se mange pas, c’est un état d’esprit et une façon de vie.

2.      La vérité est difficile et même amère, mais nous ne possédons que les armes de nos idées. Nous sommes confrontés à une ‘société malade’ qui atteint un seuil critique dans le désespoir. Nos intellectuels ont une part de responsabilité, peut-être même la grosse part et l’espoir de la voir changer est un rêve qui peut se réaliser avec la volonté de tous, si et seulement si la minorité persiste et s’entête.

J’ajoute ici un autre point important : un peuple sans mémoire collective est un troupeau sans ‘berger’.

Nonobstant, depuis quelques mois je suis l’évolution du ‘scénario démocratique’ en Mauritanie, le jeu de la chaise musicale entre le colonel Ely, sous l’égide de l’impresario, le colonel Ould Abdel Aziz, et le pauvre Sidi Ould Cheikh Abdallahi, les décisions bidons et incohérentes des différents paliers du gouvernement et je me demande : Sommes-nous inconscients ou complices des crimes de ce gouvernement, ou tout simplement, le destin de ce pays malheureux n’a pas de limite? Pour répondre à ces réalités, je dois vous rappeler qui sont les deux hommes du ‘pouvoir’ mauritanien- le président et son premier ministre.

Le président, Sidi Ould Cheikh Abdallahi

L’homme qui use le palais ocre de Nouakchott, construit par l’ex-tyran Ould Taya, n’est rien d’autre que celui qui a été incarcéré dans la sordide affaire de ‘Hmeida Ould Bouchraia’… Imaginez que l’ex-tyran, criminel responsable de 20 ans de destruction de notre pays, a refusé d’intégrer Sidi dans son équipe ministérielle, au point de nommer ses complices dans la dite affaire (Djenge Boubou Farba, Ahmed Salem Ould Lekhal, etc.) et refusait catégoriquement de l’intégrer même au parti PRDS, malgré toutes les interventions tribales et régionales. Ce même homme, qui porte avec lui un lourd bagage (...) et un curriculum honoré de détournement de bien publics depuis les années 75 où il a dilapidé le financement du projet de ‘Sucre’ destiné au pauvre peuple mauritanien, revient de nouveau sur une civière porté par les membres du CMJD pour ‘diriger’ le pays.

Les tambours du système (CMJD) et la publicité des salons nouakchottois ont doré cet homme d’une image spirituelle, divine, pas loin de celle des Khalifs. Pour nous convaincre de cette absurdité, ou se convaincre lui-même, il a dirigé quelques prières (...) et reflète l’image d’un homme qui écoute le peuple, mais exécute les directives de l’impresario Ould Abdel Aziz.

Je me suis dit, mettons tout son passé peu glorieux de côté et donnons-lui une chance, il se peut que l’âge aura son poids et la lourdeur de la responsabilité le transformera. Mais voilà, toutes les espérances sont tombées à l’eau, après avoir nommé un de ses cousins gouverneur adjoint de la Banque Centrale et président du conseil d’administrateur de la SNIM et un autre sur le port autonome de Nouakchott. La fondation de sa femme est une autre forme d’entreprise de détournement des biens publics sous forme publicitaire et images médiatiques. Jamais l’histoire de ce pays pauvre, rongé par les absurdités, n’a vu une ‘première femme’ se mêler sans vergogne des affaires de l’État, au point où les plus ignobles et incompétents se prônent des sauveurs et des héros (...).

Les inondations de Tintans, après ses prières ‘Istisqua’ sont un autre exemple de sa gestion divine, désastreuse de l’État, dont les caisses ont été vidées par son prédécesseur Ely. Des sommes de ‘charités’ sont tombées de partout, mais ils ont disparu pour se trouver enfin, et comme d’habitude, entre les mains des voleurs. Alors, les prières de l’Imam ‘président’ ont servi à quoi?

Enfin, Sidi n’est pas meilleur que Ould Taya. Les récentes nominations prouvent que celui-ci n’est qu’une autre marionnette entre les mains des dinosaures, vieux garde-fous des intérêts des pays étrangers. Je rappelle en cette occasion, pour ceux qui ne veulent pas l’entendre, que les conseillers de Sidi sont en majeurs parties des espions de certains pays européens et pays voisins, responsables des malheurs économiques et sociales de la Mauritanie.

Le premier ministre, Zeine Ould Zeidane

Docteur, économiste, professeur universitaire, premier ministre dans un ‘gouvernement démocratique’, sans aucun élu local ni même parlementaire (…), monsieur Zeine Ould Zeidane, bas les records de l’absurdité et l’ignorance absolue en gestion ministérielle.

À une époque où les gestionnaires, à travers le monde, se ventent de leur performance, leur réussite et résultat, le premier ministre, qui se prône l’idole des jeunes, a montré aux vieux du PRDS qu’il est meilleur qu’eux en détournement des biens publics. Son séjour à la Banque Centrale a démontré ses capacités de voleur hors pairs et arnaqueurs aguerris, il a commencé par le changement du personnel de la banque pour intégrer ses proches, puis une refonte des services monétaires pour permettre à sa famille et ses proches de vendre les devises sur le marché noir.

Malgré la propagande orchestrée et menée par ses beaux-parents, ce descendant de l’Est de la Mauritanie n’a aucun supporteur dans ces régions et reste une personnalité inconnue, pour ne pas dire ignorée par les chefs de tribu de l’Est, dont il réclame et utilise le nom et la gloire (...).

Finalement, qu’est-ce que Zeine a rendu à la Mauritanie, en quoi a-t-il servi le peuple, surtout les habitants de l’Est (...), avons-nous besoin de lui pour falsifier les chiffres, les données économiques et financières ou tout simplement n’est-il qu’une autre erreur qui nous coûtera les yeux de la tête comme les cheikh El Avia, Ould Boubacar et Sghair Ould M’Bareck, etc.

Un Président malade un peuple sans avenir

Étrangement, Ould Taya a crée le PRDS, après son fameux discours de Néma où il montrait du doigt le tribalisme et le régionalisme. Sidi par contre, n’a pas passé par trois chemins pour créer son nouveau parti présidentiel. Ses imminents conseillers, comme ceux de Ould Taya, l’ont convaincu de cette idée géniale, démocratique, unique dans son genre : un président élu, crée un nouveau parti!!!

Parmi les hommes derrières cette idée, se cache le dissident Ahmed Baba Ould Ahmed Miska, l’homme étrange qui niait l’existence de la Mauritanie, qui exhortait au port d’armes contre notre peuple, l’obscure Moussa M’baye Fall, connu sous le nom de Moussa Fall, idéologue du MND, manipulateur hors pairs, et le voleur Yahya Ould Ahmed El Wakeff, l’homme responsable du scandale des pèlerins en 2006 et des malheurs financiers de la compagnie Air Mauritanie. Ce dernier, est certainement le futur premier ministre, après la chute imminente de l’incompétent Zeine Ould Zeidane, qui a été utilisé comme carte d’appui- discorde, pour la promulgation de Sidi au détriment de l’opposition. Cette fameuse opposition, qui est devenue miraculeusement une opposition parlementaire, mais en réalité elle n’est rien d’autre qu’un soutien administratif pour Sidi et son équipe.

Au pouvoir depuis 5 mois, Sidi et Zeine partagent le même cursus, économiste de formation (...), etc., n’arrivent pas à respecter leur programme électoral et ils sont loin de nous présenter des résultats concrets. Zeine s’est contredit à maintes reprises sur le budget de l’État et donne des explications qui dégagent l’odeur du mensonge sur la gestion de la Banque Centrale dont il dirigeait et jette la responsabilité sur Ould Taya. Quand à Sidi, il n’est pas capable, et ne le sera jamais, de donner une réponse claire sur la situation actuelle du pays et son avenir?

L’État mauritanien n’existe pas, tout le monde se jette la responsabilité et personne ne se met debout pour dire la vérité. Notre malheur vient de nous, nous le savons tous, et il continuera tant que le mensonge rongera nos personnalités pitoyables, lamentables et ridicules. Il continuera tant que nos mères, nos sœurs, nos frères, nos pères et nos proches ne se poseront pas la question d’où viennent nos biens et comment nous l’avons gagné.

Notre pays est malade, comme son président, notre peuple est atteint d’Alzheimer, et ses dirigeants profitent pour le tuer lentement à leur profit personnel et aux intérêts de quelques tribus affamées, sans espoir ni avenir (...).

Posté par YouldX à 02:19 - LA DEMOCRATIE - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

25 décembre 2007

412.566.000

CAIH07SN

C'est le montant en ouguiya, au billet de 2.000 UM près, que Sidi Ould Cheikh Abdallahi et Zein Ould Zeidane ont dépensé, afin de financer le premier conseil des ministres décentralisé, tenu à Nouadhibou mercredi dernier.

Pour être plus proche des problèmes des citoyens, le président a décidé de tenir un conseil des ministres en dehors du palais présidentiel, il a choisi Nouadhibou comme première ville-étape. Ironie du sort, c'est durant ce séjour qu'à éclaté l’émeute de ce que la presse appelle désormais "la révolution des gueux".

Tenir un conseil des ministres à Nouadhibou nécessite une énorme logistique, pour le transport, la sécurité, l'hébergement et la nourriture des ministres et de leurs collaborateurs, il faut parfois déplacer des services entiers, des journalistes... etc. Tout ceci a coûté près d'un demi-milliard d'ouguiya.

Résultat, le conseil des ministres à pris une seule décision : limoger Seck Amadou, Hakem de Vassala, un vieux Monsieur près de la retraite. Vassala est un petit patelin qui dépend de la Mouqataa de Basiknou, dans le Hodh Chargui. En valeur absolue, c'est la décision la plus coûteuse de l'histoire des tous les conseils des ministres.

Au moment où le conseil des ministres poursuivait ses travaux, l'est du pays s’embrasait. Les forces de l'ordre, dépassé par la situation, tirent sur la foule, à balles réelles. Il y'a eu des morts, il y'a eux des blessés, des blessés graves.

Un demi-milliard a donc été dépensé pour financer le limogeage du Hakem de Vassala, seule décision du conseil des ministres tenu à Nouadhibou. Si cet argent avait été dépensé pour soutenir les prix des denrées de première nécessité, afin d’amortir le choc de la crise économique, et rendre la hausse des prix un peu moins pénibles, y'aurait-il eu des manifestations ? Si oui, serais-elles d'une telle violence ?

Y'aurait-il eu des morts ?

Posté par YouldX à 14:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]